Arnaud Raymackers : “Vivre d’être comédien sans forcément être connu”

     Aujourd’hui, nous vous proposons un article consacré au théâtre et pour cela, Arnaud Raymackers a accepté de jouer le jeu en répondant à nos questions. Etre acteur, comédien, est un métier d’artiste qui peut être une vocation dès le plus jeune âge et soyez rassuré : pour vivre de sa passion, même si la notoriété facilite l’accès à certains rôles, elle n’est pas obligatoire afin de mener à bien sa carrière.

Arnaud a eu ses premiers cours de théâtre à 5 ans : ce qu’il ne savait pas encore, c’est que sa future passion allait devenir son métier. Oui, Arnaud Raymackers, à 28 ans, détient le statut d’intermittent depuis maintenant une dizaine d’années : théâtre, télévision, mais également écriture.

Il a joué dans Camus (FR2)No Limit (TF1)Le Passager (FR2)Section de recherches (TF1) etc… pour la télévision (son “CV réduit” compte 9 séries / téléfilms différents, son CV “complet” plus d’une trentaine de tournages), et a joué dans plus d’une cinquantaine de pièces de théâtre. Et pourtant…

Et pourtant oui, Arnaud Raymackers reste un comédien de l’ombre : être comédien, en vivre, et bien oui c’est possible même sans avoir une grande notoriété. De plus, Arnaud fait preuve d’une très grande polyvalence : il a écrit plusieurs de ses pièces, sa propre série Speed Rating ( co-créée avec Ghislain Quesnel) en auto financement a été diffusée sur Tv Sud Provence. Cela reste néanmoins un travail sans relâche, un travail d’anticipation.

=> Interview :

Elise Delattre-Lemont : Combien de temps peut s’écouler entre l’écriture de tes pièces et le moment où elles sont jouées ? 

Arnaud Raymackers : Cela dépend, ça peut prendre beaucoup de temps comme ça peut aller très vite. Un petit coin de parapluie m’a pris un peu moins d’un an en terme d’écriture et puis ça s’améliore en permanence au fur et à mesure que l’on joue. Mais le processus peut être beaucoup plus rapide, c’est juste que je préfère prendre mon temps pour peaufiner, notamment en visionnant les captations.

E.D.L : Quels conseils à donner pour ceux qui souhaitent être comédien et en vivre, avoir le statut ?

A.R. : Il faut faire 507h par an, et un cachet vaut 12h, donc il faut se bouger. Passer des castings, ne pas hésiter à créer ses projets, taper à la porte des productions… Se battre pour avoir le statut, être sur tous les fronts… Après, pour en vivre, je ne cache pas qu’il est beaucoup plus facile avec le statut d’intermittent, il faut donc se bouger chaque année pour l’avoir. 

E.D.L. : Qu’est-ce que tu aimes dans le cinéma et dans le théâtre ? 

A.R. : J’aime beaucoup les deux, je suis attiré par tous les corps de métier que cela soit au théâtre ou au cinéma. Pour le théâtre j’adore jouer, j’adore écrire, faire de la mise en scène. C’est toujours super de diriger des acteurs et de les amener dans différents jeux où ils ne sont pas forcément habitués. J’adore être caméléon et être également dirigé dans plusieurs univers. J’ai fait de la chanson, des spectacles pour enfants, du dramatique… Pour les tournages c’est pareil, j’aime pouvoir développer ma fibre artistique et toucher à tout. Donc j’aime tous les métiers mais après je gagne principalement ma vie en étant scénariste et comédien. Comme dit une étude britannique, les acteurs ont des personnalités proches de la psychose et être comédien serait en réalité une forme d’auto-médication (rires)… Pour ma part c’est ça je pense, j’ai besoin d’être quelqu’un d’autre quand je joue. 

E.D.L. : Si tu devais choisir : gagner en notoriété dans le théâtre ou dans l’écriture ? 

A.R. : Gagner en notoriété tout court, être reconnu peut-être, j’espère, pour le talent que j’ai (rires). Mais surtout parce que ça ouvre beaucoup plus facilement les portes : dire qu’on joue dans des lieux connus par exemple ça permet d’avoir plus de médias, même sans avoir la notoriété. Et pour choisir… Dans les deux. Juste avoir du succès dans ce que j’entreprends.  Je peux en vivre depuis 10 ans et j’en suis fière mais je garde toujours l’envie de me battre, d’y arriver, c’est super important pour le public (et pour soi également !).  

E.D.L. : Si tu n’avais pas évolué dans l’artistique, vers quel métier te serais-tu tourné ? 

A.R. : Je n’en sais rien du tout car j’y suis depuis que j’ai 18 ans et comme c’était un rêve d’enfant… ! 🙂 Si jamais un jour ça ne marche plus je ferais en sorte de rester dans l’artistique, même dans un univers plus musical peut-être. Franchement, je ne sais pas. 

E.D.L. : Un dernier commentaire concernant tes projets à venir, et un rêve le plus fou ? 

A.R. : Projets à venir : mon one-man-show à l’Apollo théâtre le 16 juin à 20h !  En juillet je serai au festival d’Avignon. Puis du 13 juillet au 31 août, dans le sud toujours, place à ma nouvelle pièce le (con)promis ! Ainsi qu’à Grenoble, Vichy… En cours aussi une nouvelle série qui s’appelle lentremet, format 10×10 minutes, que je suis en train de vendre (en terme d’écriture) et la suite de Speed Rating, la saison 2 ! Le rêve le plus fou ? Avoir un César, avoir un Oscar, avoir un Molière, une Palme d’Or ! Et … réaliser mon premier long métrage 🙂 Bref, comme m’a dit un jour un ami : “Que le soleil brille pour tout le monde ! “

=> Découvrez également une autre interview réalisée sur le plateau des chroniques d’Elise (via ACADTV), avec des bonus à venir ! 

 

 

 

 

Rayma

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